Et si les agents IA avaient besoin de leur propre TCP/IP ?
Tout système d’interaction repose sur un protocole défini. Les agents IA et leurs écosystèmes n’y font pas exception. Pourtant, les débats actuels opposent souvent MCP, A2A, ACP ou ANP comme s’ils résolvaient le même problème. En réalité, ils répondent à des couches distinctes d’une architecture commune, comparable à ce que TCP/IP a été pour Internet.
Tentons de clarifier le rôle de chaque protocole et montrer comment ils s’articulent pour construire l’Internet des agents. J’espère ne rien oublier !

1. Couche Identité & Découverte
- Protocole phare : ANP (Agent Network Protocol)
- Fonction : Permet de découvrir des agents, leurs capacités, leurs identités et leurs permissions
- Question clé : « Comment trouver le bon agent et savoir ce qu’il sait faire ? »
2. Couche Communication/Messaging
- Protocole phare : ACP (conçu par IBM)
- Fonction : Définis les formats de messages et les mécanismes d’échange entre agents
- Question clé : « Quel langage ou format utilisent les agents pour communiquer ? »
3. Couche Coordination
- Protocole phare : A2A (Agent-to-Agent)
- Fonction : Permet à plusieurs agents de collaborer, se déléguer des tâches et partager leur état d’avancement
- Question clé : « Comment des agents travaillent-ils ensemble ? »
4. Couche Outils
- Protocole phare : MCP (Model Context Protocol – conçu par Anthropic)
- Fonction : Permet à un agent de découvrir et utiliser des outils, APIs, bases de données ou services externes
- Question clé : « Comment un agent interagit-il avec une ressource ? »
5. Couche Transport : le défi restant
- Problématique : Le HTTP est largement utilisé malheureusement il ne pourra pas répondre à toutes les contraintes : NAT traversal, routage notamment.
- Question clé : « Comment les messages circulent-ils physiquement entre les agents ? »
💡 Vers une pile de protocoles pour les agents !
Les couches Outils, Coordination, Communication et Découverte commencent à se structurer. Reste un défi majeur : la couche Transport.
Et si la vraie question n’était plus « Quel protocole va gagner ? », mais plutôt :
« Comment ces protocoles vont-ils s’articuler pour construire l’Internet des agents ? »